Valve partage les plans d’un FacePlate e-ink pour Steam Machine
Mine de rien, Valve vient de se rappeler qu’ils étaient encore capables de faire des choses cool dans le monde du hardware. Et cette fois, ce n’est pas une mise à jour Steam qui plante votre bibliothèque, non. Ils viennent de balancer sur GitLab tous les fichiers pour fabriquer un faceplate e-ink dédié à leur Steam Machine. Oui, vous avez bien lu. Pas besoin d’attendre qu’un constructeur tiers se décide à vendre ce truc à prix d’or. Valve a tout lâché : plans 3D, composants, firmware, et même les vidéos de montage. Tout est sous licence MIT. Autant dire que si vous avez une imprimante 3D qui traîne, ça vaut le coup de regarder de plus près.
Un FacePlate e-ink, c’est quoi ce truc de geek ?
Pour ceux qui ont la mémoire courte, la Steam Machine c’était le jouet que Valve a sorti en 2015 pour concurrencer les consoles. Sauf qu’en vrai, ça a fini en gadget oublié de tous. Pourtant, à l’époque, ils avaient montré un faceplate avec un écran E-Ink capable d’afficher des infos comme la température, la vitesse des ventilos, ou la charge CPU/GPU. Sauf que… ils ne l’ont jamais vendu. Dommage, parce que mine de rien, un écran qui ne clignote pas toute la journée et qui ne chauffe pas comme un radiateur, ça a son charme.
Et là, surprise : Valve a décidé de tout balancer en open source. Pourquoi ? Mystère. Peut-être qu’ils ont réalisé que leur machine se vendait comme des petits pains… dans le monde des collectionneurs. Ou alors, ils ont enfin compris que l’open source, c’est un peu comme le café : ça réchauffe tout le monde. Toujours est-il que ça s’appelle Inkterface, et c’est prêt à être imprimé en 3D, assemblé, et branché.
Pour être honnête, je ne m’attendais pas à ça. La dernière fois qu’une grosse boîte a partagé des plans comme ça, c’était quand Raspberry Pi avait balancé les specs de leurs cartes. Et regardez où on en est aujourd’hui : tout le monde fait des trucs avec. Du coup, je me dis que si Valve avait fait ça dès le début, la Steam Machine aurait peut-être eu une seconde vie.
Ce que ça permet de faire, c’est franchement malin (ou pas)
Alors, concrètement, à quoi ça sert ? Si vous avez une Steam Machine qui moisit dans un coin, vous pouvez lui donner un deuxième souffle en lui collant ce FacePlate e-ink. Les infos affichées sont basiques :
- Température de la machine (parce que oui, parfois ça surchauffe)
- Vitesse des ventilateurs (pour voir si vous les entendez tourner comme un avion à l’atterrissage)
- Charge du CPU/GPU (parce que Windows Update, ça existe aussi sur Linux)
Le truc marrant, c’est que l’écran E-Ink ne consomme presque rien. Donc même si votre Steam Machine est branchée 24h/24, l’autonomie de la batterie (si elle en a une) ne sera pas impactée. C’est un peu comme si Valve avait enfin compris que le gaspillage d’énergie, c’était pas cool. Ou alors, ils ont juste réalisé que personne ne voulait utiliser leur machine en mode « radiateur ».
Perso, j’ai un client qui a un serveur NAS qui tourne en permanence. Il passe son temps à me demander pourquoi il consomme autant. Si seulement il avait une Steam Machine avec ce FacePlate, il verrait tout de suite où passe l’électricité. Mais bon, il préfère continuer à payer des factures qui explosent. Chacun son délire.
faceplate e-ink steam machine : comment se procurer les plans ?
Si l’envie vous prend de vous lancer, c’est simple : rendez-vous sur le dépôt GitLab de Valve. Tout y est, gratuitement, sans copyright. Vous trouverez :
- Les fichiers 3D pour l’impression du FacePlate (au format STL, parce que oui, il faut une imprimante 3D)
- La liste des composants électroniques (ESP32, écran E-Ink, câbles, etc.)
- Le firmware à flasher sur l’ESP32 (et oui, il faut savoir utiliser Arduino IDE)
- Des vidéos de montage (parce que personne ne lit les notices)
Le gros avantage, c’est que si vous n’avez pas d’imprimante 3D, vous pouvez trouver des gens sur des forums comme Thingiverse ou Cults3D qui vendent des pièces imprimées à la demande. Pour une dizaine d’euros, vous avez votre FacePlate. Après, faut encore assembler le tout, et là, ça dépend de votre dextérité.
Moi, la dernière fois que j’ai essayé de souder deux fils ensemble, j’ai failli brûler ma moquette. Mais bon, c’est mon côté « expert en informatique qui a peur du fer à souder ». Si vous, vous maîtrisez ça, alors foncez. Sinon, prévoyez un budget pour faire appel à un pro. Parce que, autant dire que brancher un écran E-Ink à une carte mère, c’est pas comme brancher une souris USB.
Valve fait bien les choses… mais pourquoi maintenant ?
La vraie question, c’est : pourquoi Valve balance tout ça maintenant ? Est-ce une stratégie marketing ? Une façon de remercier la communauté ? Ou alors, ils ont enfin compris que leur Steam Machine était aussi sexy qu’un grille-pain des années 80 ?
Je me souviens quand ils avaient sorti leur premier FacePlate. Ils avaient montré ça comme un gadget, sans trop insister. Et maintenant, paf : tout est open source. C’est un peu comme si Nintendo avait balancé les plans de la NES Mini pour que tout le monde puisse la fabriquer. Sauf que Nintendo, eux, ils vendent des licences à prix d’or. Valve, visiblement, n’a pas peur de la concurrence.
Peut-être que c’est une façon de dire : « Regardez, on est toujours cool, même après toutes ces années ». Ou alors, ils ont enfin compris que le hardware, c’est comme le logiciel : si tu ne partages pas, personne ne t’utilisera. Sauf que là, c’est trop tard. Leur machine est déjà oubliée. Mais bon, au moins, les makers et les bidouilleurs vont pouvoir s’amuser.
Moi, ce que je retiens, c’est que Valve a enfin fait quelque chose de malin. Parce que, entre nous, entre les mises à jour de Steam qui plantent les drivers NVIDIA et les serveurs qui laguent à chaque promo, ils ont souvent merdé. Mais là, ils ont eu une bonne idée. Et ça, c’est rare.
Pour qui c’est fait ? Pour les makers… ou pour les inconscients ?
Alors, franchement, à qui s’adresse ce FacePlate e-ink ? À trois types de personnes :
- Les makers qui ont une imprimante 3D et qui veulent customiser leur Steam Machine (ou juste faire joli dans leur bureau)
- Les utilisateurs qui en ont marre de voir leur machine ressembler à une brique des années 90
- Les gens qui aiment bidouiller, même si ça finit en prise de tête avec un fer à souder
Pour les autres, oubliez. Parce que si vous n’avez pas l’habitude de bricoler avec de l’électronique, vous allez vous retrouver avec une pile de composants électroniques en vrac et une machine qui ne démarre plus. Et là, vous allez m’appeler en urgence pour réparer. Spoiler : la réparation coûtera plus cher que le FacePlate tout fait.
D’ailleurs, la semaine dernière, un client m’a appelé parce que sa Steam Machine ne démarrait plus après qu’il ait « juste » changé un ventilateur. Il avait tout démonté, tout rebranché, et au final, il avait inversé deux câbles. Résultat : la carte mère a grillé. 150€ de réparation plus tard, il m’a regardé avec des yeux de chien battu en disant : « C’était juste un ventilateur ». Ouais. Juste un ventilateur. Sauf que sur une carte mère, les connecteurs, ça se respecte.
Et si Valve avait eu cette idée plus tôt ?
Imaginons deux secondes que Valve ait sorti ce FacePlate dès le début. Est-ce que la Steam Machine aurait eu plus de succès ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : les joueurs auraient adoré avoir un écran qui affiche en temps réel les infos système. Parce que, soyons honnêtes, entre les jeux qui laguent et les mises à jour qui plantent, on a souvent besoin de savoir ce qui se passe dans notre machine.
Au lieu de ça, Valve a préféré se concentrer sur les casques VR et les Steam Deck. Résultat : leur machine est tombée dans l’oubli. Mais bon, au moins, maintenant, les passionnés peuvent la customiser. Et ça, c’est déjà pas mal.
Moi, ce que je trouve le plus drôle, c’est que Valve a toujours été à fond dans l’open source avec SteamOS. Mais côté hardware, ils étaient aussi fermés qu’un coffre-fort. Et là, paf : tout est dispo. C’est comme si Microsoft avait sorti les plans de leur Xbox pour que tout le monde puisse la bidouiller. On aurait tous été en PLS.
Conclusion : un bon coup… mais trop tard
En résumé, Valve a fait un super coup en partageant les plans de ce FacePlate e-ink. C’est malin, c’est open source, et ça permet à tout le monde de customiser sa Steam Machine. Mais est-ce que ça va sauver leur machine ? J’en doute. Parce que, entre nous, personne ne parle plus de la Steam Machine. Sauf peut-être pour en faire des aquariums ou des pots de fleurs.
Pourtant, je trouve que c’est une super initiative. Parce que, mine de rien, ça montre que Valve a encore un peu d’imagination. Et ça, c’est toujours bon à prendre dans un monde où les constructeurs ne font que répéter les mêmes trucs.
Si vous avez une Steam Machine qui traîne, foncez imprimer ce FacePlate. Sinon, contentez-vous de regarder les vidéos de montage en vous disant « Putain, c’est trop cool ». Parce que c’est ça, le plus beau dans cette histoire : tout le monde peut y participer, même sans savoir souder.
Et si jamais ça ne marche pas, vous savez où me trouver. Mais prévenez avant de venir avec votre machine en miettes. La dernière fois, j’ai failli me brûler les doigts en essayant de ressouder un connecteur. Et je vous jure que Windows Update, c’était moins douloureux.