PS5 émulée sur PC : SharpEMU fait ses premiers pas avec un jeu réel
Alors, vous voulez jouer à Dreaming Sarah sur votre PC ? Même pas peur. Autant dire que l’émulation PS5 PC vient de faire un pas de géant. Enfin, presque. Presque parce que si vous attendez Bloodborne en 8K sur votre machine à café, on repassera.
Mais là, on parle d’un vrai jeu du commerce qui tourne. Pas un prototype, pas un demo, non. Un titre que vous pouvez acheter en magasin. Et ça, c’est du lourd. Enfin, pour ceux qui savent ce que ça veut dire. Le reste peut retourner à ses c:\Windows\System32 avant de tout casser avec la prochaine MAJ de Microsoft.
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SharpEMU : le petit émulateur qui monte, qui monte… mais pas encore jusqu’au ciel
Donc, SharpEMU. Développé par un gars qui se fait appeler iExplosiveRage (oui, le nom sonne comme un tutoriel YouTube foireux). Ce logiciel, je l’ai vu arriver comme on voit arriver la pluie : par surprise, et avec la promesse de tout noyer.
Pour l’instant, il gère Dreaming Sarah. Un jeu 2D, mignon, avec des plateformes et des énigmes. Rien de bien méchant, sauf pour votre carte graphique si vous tentez de le faire tourner en 4K. Mais bon, c’est déjà une sacrée prouesse. Presque aussi surprenant que de voir Windows Update ne pas tout casser ce mois-ci.
- Premier exploit : lancer un vrai jeu PS5 sur PC.
- Deuxième exploit : y arriver avec un titre sans intérêt. Moins vendeur, soit, mais ça prouve que la machine suit.
- Troisième exploit : que quelqu’un ait eu le courage de bidouiller dans les entrailles de la PS5 avant même que la console ne soit en promo chez Darty.
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L’émulation PS5 PC : où en est-on vraiment ? Spoiler : pas au niveau d’un Raspberry Pi
Alors, est-ce que ça veut dire que vous allez pouvoir jouer à Spider-Man 2 sur votre vieux PC portable ? Non. Pas encore. Et probablement pas avant 2026. Oui, je sais, ça pique.
L’émulation de PS5, c’est comme essayer de faire pousser un chêne dans un pot de yaourt : techniquement possible, mais il faut attendre que la graine germe. Et pour l’instant, la graine est à peine éclose. SharpEMU arrive à faire tourner Dreaming Sarah, mais avec des artéfacts dignes d’un film des années 80 en VHS. Et la vitesse ? Forcément en dessous des 30 FPS. Parce que oui, les PS5, c’est pas des machines à café.
Mais bon, c’est déjà un début. Mine de rien, il y a deux ans, personne n’arrivait à faire tourner un jeu PS4 correctement. Et regardez où on en est : Proton, Dolphin, RPCS3… Maintenant, on en est à la PS5. Histoire de dire qu’on a gratté un centimètre de mieux.
Et puis, avouons-le : un émulateur, c’est comme un bon vieux Windows 95. Ça met du temps à démarrer, ça plante trois fois avant de lancer le jeu, et quand ça marche enfin, vous vous dites : “Pourquoi j’ai pas acheté la console ?”
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Pourquoi ça met autant de temps ? Parce que la PS5, c’est du lourd… et du saboté
La PS5, c’est une machine puissante. Très puissante. Trop puissante pour être émulée proprement en 2024. Non mais sans déconner. Entre la puce AMD sur mesure, le SSD ultra-rapide, et l’architecture GPU custom, c’est comme essayer de traduire Shakespeare en langage SMS. Ça va prendre du temps.
Et puis, il y a le problème des drm. Sony n’a pas envie que vos jeux PS5 tournent sur un PC, point final. Alors ils ont verrouillé la console comme un coffre-fort suisse. Résultat ? Les émulateurs doivent reverse-engineer tout. Le processeur ? À émuler. La mémoire ? À recréer. Le SSD ? À bidouiller. Et le rendu graphique ? À réinventer.
Je me souviens d’un client l’année dernière. Il avait acheté une PS4 d’occasion pour jouer à ses jeux, mais son PC était trop puissant pour émuler quoi que ce soit. “Marc, aide-moi, j’ai un i9 et une RTX 4090, pourquoi je peux pas jouer à God of War ?” Parce que, mon pote, l’émulation, c’est pas juste du copier-coller. C’est du hacking pur et dur. Et Sony, il déteste ça.
Alors oui, SharpEMU est un progrès. Mais c’est comme annoncer qu’on a réussi à faire cuire un œuf dans une bouilloire. Technique, oui. Utile ? Pas encore.
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Les concurrents de SharpEMU : qui court derrière qui ?
Bien sûr, SharpEMU n’est pas le seul à jouer avec le feu. D’autres projets tentent leur chance, avec plus ou moins de succès. En voici quelques-uns qui méritent un coup de projecteur… ou au moins un passage sur virustotal.com.
- PS5Emulator (nom de code “WIP”) : Un projet sur GitHub qui ressemble à un notebook de scientifique fou. Ça compile pas proprement, ça segfault tous les deux clics, mais théoriquement, ça pourrait marcher un jour. Théoriquement.
- GPUEmulationPS5 : Un fork de SharpEMU qui promet des performances en hausse. Spoiler : en 2024, il est toujours en version alpha et plante si vous regardez son code de travers.
- DualSensePC : Pas un émulateur, non, mais un outil pour brancher votre manette DS5 sur PC. Parce que oui, même pour un émulateur qui plante à chaque écran de chargement, il faut bien un périphérique d’entrée.
Et puis, il y a les vieux de la vieille. Ceux qui émulent la PS3, la PS2, voire la PS1 avec une précision chirurgicale. Eux, ils ont réussi. Parce que ces consoles, c’était du pain béni à émuler. La PS5 ? C’est comme essayer de faire du skate sur un champ de mines.
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Faut-il déjà s’inquiéter (ou s’exciter) ? Mon avis de mec qui a réparé des PC depuis 15 ans
Écoutez, je vais être cash. En tant qu’expert (oui, je m’autorise ce titre maintenant), je ne parierais pas un centime sur le fait que l’émulation PS5 PC soit stable avant 2027. Et encore. Parce que Sony n’est pas du genre à laisser faire ça sans réagir. Avec leurs brevets, leurs poursuites, et leur mépris légendaire pour les homebrews, on peut s’attendre à tout.
Mais est-ce que ça vaut le coup de suivre ça ? Oh que oui. Parce que chaque petit pas en avant, c’est une preuve que la communauté open-source peut rivaliser avec les géants. Même si pour l’instant, le résultat est plus proche d’un ultime sacrifice voodoo que d’une expérience de jeu.
Alors, que faire en attendant ?
- Si vous avez une PS5, profitez-en. Parce que l’émulation, c’est encore un rêve.
- Si vous voulez tester SharpEMU, allez-y, mais avec un PC qui a la puissance d’un frigo des années 2000. Parce que ça va planter, et vous allez vouloir balancer votre écran par la fenêtre.
- Si vous attendez God of War Ragnarök en émulation, préparez-vous à une longue attente. Comme attendre que Windows Update arrête de redémarrer votre PC à 3h du mat’.
En résumé (oui, je sais, je l’ai dit, mais c’est pratique) : l’émulation PS5 PC, c’est comme l’amour. Ça prend du temps, ça fait mal, et parfois, le résultat ne vaut pas le coup. Mais quand ça marche… Wow.
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Alors, prêt à tester SharpEMU ? Voici où trouver (et où ne pas trouver) l’information
Pour ceux qui veulent se lancer (avec toutes les précautions d’usage), SharpEMU se trouve sur GitHub. Mais attention :
- Pas de build officiel. Vous allez devoir compiler vous-même. Et si vous ne savez pas ce que c’est, fuyez.
- Pas de support. L’auteur est un gars sympa, mais il a autre chose à faire que de tenir la main des débutants.
- Pas de garantie. Votre PC pourrait finir en tas de ferraille. Ou en fumée.
Si vous voulez suivre l’actualité, je vous conseille de traîner sur r/emulation ou sur les forums spécialisés. Parce que oui, il faut être maso pour suivre ça.
Et si vous voulez mon conseil de technicien aguerri ? Attendez encore deux ans. Le temps que les bugs soient corrigés, que les performances s’améliorent, et que Sony ne contre-attaque pas en justice. Parce que l’émulation, c’est bien, mais les procès, c’est moins drôle.
Et puis, avouons-le : rien ne vaut le vrai matériel. Sauf si vous aimez bidouiller dans les entrailles d’un système d’exploitation comme un dératé. Dans ce cas, bienvenue dans mon monde.
— Marc
Technicien informatique indépendant, destructeur de claviers, et fan inconditionnel de Linux (parce que Windows, c’est la guerre)
Source : article original