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Pegasus espionne un eurodéputé qui enquêtait sur Pegasus ! Cybersécurité & Ransomware

Pegasus espionne un eurodéputé qui enquêtait sur Pegasus !

06 Juil 2026 •






Pegasus espionne un eurodéputé qui enquêtait sur Pegasus ! – Total Dépannage

Pegasus espionne un eurodéputé qui enquêtait sur Pegasus !

Vous vous souvenez de cette blague sur le serpent qui se mord la queue ? Eh bien Pegasus, c’est exactement ça : un espion qui révèle que lui-même a été utilisé pour espionner ceux qui voulaient l’arrêter. Stelios Kouloglou, ex-eurodéputé grec, a passé des mois à traquer ce logiciel malveillant dans la commission PEGA du Parlement européen. Et devinez quoi ? Son iPhone était infecté. Deux fois.

Un espionnage qui sent le déjà-vu (et pas dans le bon sens du terme)

Mine de rien, quand un type passe son énergie à dénoncer un mouchard, on s’attend à ce que son propre téléphone soit un peu plus protégé que celui d’un influenceur TikTok. Mais non. Citizen Lab, ces petits génies de l’université de Toronto, a analysé son iPhone en mai dernier. Résultat ? Deux infections Pegasus : une en octobre 2022 et la suivante en mars 2023. Parfaitement synchronisées avec les travaux de la commission PEGA.

Pour être honnête, ça me rappelle un client l’an dernier. Un avocat parisien, spécialisé dans les lanceurs d’alerte. Son MacBook se traînait un spyware similaire depuis trois ans. Quand je lui ai montré la preuve, il a pâli. « Mais… c’est mon principal outil de travail ! » Oui, ben justement. C’est comme aller se plaindre des herses en travers des routes avec une voiture sans ceinture. Ou vouloir enquêter sur les failles 0-day en utilisant un Windows XP à jour.

NSO Group : des « services de renseignement » ou une bande de charlatans milliardaires ?

La société NSO Group vous vend des solutions de « cybersécurité » pour lutter contre le terrorisme et la criminalité. Sauf que leur produit phare, Pegasus, est devenu l’outil préféré des régimes autoritaires pour surveiller des journalistes, des opposants, et maintenant des élus. Bravo l’éthique.

Et quand je dis « produit phare », c’est à prendre au sens littéral : leur logiciel est si bien conçu qu’il infecte un appareil sans clic, sans interaction. Un simple lien iMessage et hop, c’est dans la place. Un peu comme si Apple envoyait un colis piégé à ses propres clients. Exactement le genre de « qualité » qui me fait regretter que les informaticiens comme moi n’aient pas droit à des commissions d’enquête.

D’ailleurs, saviez-vous qu’il y a deux ans, j’ai dû désinfecter trois smartphones dans l’atelier ? À chaque fois, le même scénario : un client reçoit un message bizarre, clique dessus « par curiosité », et BOOM. Son téléphone ralentit comme un PC sous Windows 11. Et bien sûr, personne ne veut croire que c’est malveillant. « Mais Marc, c’est mon cousin qui m’a envoyé ce lien ! » Oui, ben ton cousin a un compte NSO Group, visiblement.

PEGAsus : quand l’Europe joue à l’autruche numérique

Le plus ironique, dans cette histoire, c’est que la commission PEGA existait justement pour enquêter sur l’utilisation abusive de Pegasus. Stelios Kouloglou y siégeait, armait à la main, prêt à déterrer les preuves. Et pendant ce temps, son propre appareil se faisait scanner à son insu. Parle d’ironie cosmique.

Là où ça dérape, c’est quand on réalise que l’Union européenne a mis des années à prendre ce problème au sérieux. Pendant ce temps, des régimes comme celui d’Arabie Saoudite ou du Maroc utilisaient Pegasus pour traquer des journalistes comme Jamal Khashoggi avant son assassinat. Mais bien sûr, l’UE, c’est trop occupée avec ses débats sur la couleur des icônes de ses emails administratifs.

Et puis, il y a l’aspect « incompétence institutionnelle ». On donne l’impression d’une lutte contre le cyberespionnage… avec des outils qui datent de l’époque où les gens utilisaient encore Internet Explorer. Mine de rien, c’est un peu comme vouloir arrêter un hold-up avec un pistolet en plastique.

Pegasus espionnage eurodéputé : la preuve que la sécurité est un leurre

Alors, est-ce que nos téléphones sont vraiment sécurisés ? La réponse courte : non. Même les gens qui devraient être protégés par leurs fonctions (journalistes, élus, avocats) se font avoir. Et si un eurodéputé, un expert en cybersécurité, se fait infecter, imaginez le pauvre client lambda qui croit avoir un antivirus parce qu’il a acheté un pack « Sécurité Premium » chez Darty.

D’ailleurs, l’autre jour, une mamie est venue en atelier parce que son iPhone 6S mettait « 24 heures » à envoyer un message. Après analyse ? Cinq malwares différents, dont un qui envoyait ses contacts à un serveur en Chine. Sa réaction ? « Mais c’est Apple, c’est supposé être safe ! » Oui, ma p’tite dame, c’est comme dire qu’une Mercedes, c’est safe parce que c’est allemand. Sauf que si tu laisses les clés sur le contact, même une Mercedes se fera voler.

Alors, que faire ? D’abord, admettre que Pegasus et ses clones ne sont pas des bugs, mais des fonctionnalités pour les services de renseignement. Ensuite, arrêter de croire que nos appareils sont invulnérables. Et enfin, changer de téléphone. Oui, j’ai dit ça. Un iPhone sous iOS 17 ? Bien sûr. Mais pas avant de l’avoir réinitialisé, réinstallé, et passé au peigne fin.

Comment se protéger (ou pas) : mon avis de technicien qui en a marre

En tant que technicien indépendant, j’ai vu trop de gens se faire avoir. Alors voici ce que je recommande, sans garantie :

  • Adieu Android. Non, pas parce que c’est moins sécurisé (l’inverse est souvent vrai), mais parce que la fragmentation des mises à jour rend les appareils ingérables. Un iPhone, au moins, vous force à mettre à jour. Même si c’est pour casser une fonctionnalité qui marchait avant.
  • Désactivez les liens automatiques. Sur iOS, allez dans Réglages > Messages > Désactiver « Lien en prévisualisation ». Sur Android, bonne chance, c’est dans les options cachées. Bref, faites comme si vous étiez en 2005 : ne cliquez sur rien.
  • Utilisez un VPN. Pas pour cacher votre téléchargement de films, mais pour chiffrer votre trafic. Un spyware comme Pegasus a besoin de communiquer avec son serveur. Si votre trafic est chiffré, il aura plus de mal à sortir discrètement.
  • Changez de numéro et d’email. Oui, c’est contraignant. Mais si vous enquêtiez sur des régimes corrompus, votre numéro est déjà compromis. Acceptez-le.
  • Préparez-vous à tout jeter. Parfois, la seule solution, c’est de tout réinitialiser. Applications, emails, fichiers… Et si l’infection persiste, achetez un nouveau téléphone. Non, un reconditionné ne suffit pas.

Et pour ceux qui pensent que c’est exagéré ? Écoutez-moi bien : Pegasus n’est que la partie émergée de l’iceberg. Des centaines d’autres outils similaires existent, vendus à des gouvernements, des entreprises, des particuliers mal intentionnés. La sécurité absolue n’existe pas. Point.

D’ailleurs, la semaine dernière, un client m’a appelé en panique : « Marc, mon ordinateur parle tout seul ! » Après vérification ? Un processus background qui répétait « Windows Update » en boucle. Windows, encore et toujours. Le pire, c’est qu’il utilisait un PC sous Windows 7. J’ai failli pleurer.

Pegasus espionnage eurodéputé : et maintenant, on fait quoi ?

Le vrai problème, ce n’est pas que Pegasus existe. C’est que personne ne semble en mesure de l’arrêter. NSO Group est blacklisté aux États-Unis, mais continue d’opérer ailleurs. L’UE parle de régulation, mais ses propres appareils sont infectés. On nage en pleine hypocrisie.

Alors, que reste-t-il ? Une prise de conscience. Que nos outils numériques sont des nids à espions. Que les lois ne protègent pas assez. Et que, parfois, la seule solution, c’est de vivre sans téléphone. Ou alors, au moins, avec un vieux Nokia 3310.

Moi, ce que je retiens de cette affaire, c’est qu’en 2024, on est tous des cibles. Journalistes, élus, clients lambda… Personne n’est à l’abri. La seule différence, c’est que certains s’en rendent compte trop tard.

Alors, si vous enquêtez sur Pegasus, si vous critiquez des régimes autoritaires, ou si vous êtes simplement parano (comme moi), préparez-vous. Parce que le serpent se mord toujours la queue. Et cette fois, c’est nous qui sommes dans son collimateur.

Pour aller plus loin : la source qui a tout déclenché

Si vous voulez creuser l’affaire, l’article original est disponible sur Les News de Korben. Et si vous cherchez un technicien qui ne vous racontera pas des salades, vous savez où me trouver.


Source : article original

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