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HaloBattery : suivez la batterie de tous vos périphériques Productivité & Automatisation

HaloBattery : suivez la batterie de tous vos périphériques

30 Sep 2026 •

HaloBattery, ou comment Windows n’a toujours pas compris qu’une souris a une batterie

Je vais être direct : surveiller le niveau batterie périphériques sous Windows, c’est un peu comme demander à un chat de garder une porte. Ça peut marcher, mais tu sais déjà que tu vas finir par te lever toi-même. Depuis 15 ans que je fais du dépannage, j’ai vu des clients s’arracher les cheveux parce que leur souris Logitech mourait sans prévenir, en pleine visio client, pendant une présentation à 40 000 balles. La semaine dernière encore, un patron de PME m’appelle : « Marc, ma souris MX Master déconne, elle s’éteint toute seule. » Non, mec. Elle n’a plus de pile. Et Windows ne t’a rien dit. Voilà le niveau.

Donc quand je tombe sur un outil comme HaloBattery, je tends l’oreille. Un petit exe qui affiche dans la zone de notification le niveau de charge de tes périphériques, dongles 2,4 GHz inclus, sans passer par la case logiciel constructeur. Sur le papier, c’est exactement ce que Microsoft aurait dû intégrer depuis Windows 10. Mais bon, on parle d’un éditeur qui n’arrive toujours pas à gérer correctement deux écrans avec des résolutions différentes. Autant dire que niveau batterie périphériques, on repassera.

Ce que fait vraiment HaloBattery pour votre niveau batterie périphériques

Le principe est bête comme chou, et c’est pour ça que ça me plaît. HaloBattery se pose dans la zone de notification — à côté de l’heure, là où personne ne regarde jamais — et affiche une petite icône par périphérique connecté. Souris, clavier, casque Bluetooth, manette de jeu, et surtout les fameux dongles USB 2,4 GHz que les constructeurs planquent dans un coin en espérant que tu ne poses pas de questions. Mine de rien, c’est là que ça devient intéressant.

Pourquoi ? Parce que la plupart des périphériques gaming ou bureautiques vendus en 2023-2024 communiquent leur niveau de batterie via le protocole HID standard. Sauf que Windows, dans sa grande bonté, ne le remonte pas à l’utilisateur. Il le stocke quelque part dans un coin sombre du registre et il attend que tu pleures. HaloBattery va lire cette information et te la restituer de façon lisible. Pas de surcouche RGB dégueulasse, pas de compte obligatoire, pas de télémetrie qui part en Chine. Juste l’info. Pour être honnête, c’est rafraîchissant.

L’outil gère, d’après ce que j’ai pu tester :

  • Les souris et claviers filaires sans batterie (logique, ça affiche juste « alimenté »)
  • Les périphériques Bluetooth appairés à Windows
  • Les récepteurs USB 2,4 GHz type Logitech Unifying ou Bolt
  • Les manettes Xbox et DualSense branchées en USB ou en BT
  • Certains casques sans fil qui exposent leur batterie via HID

Petit bémol que je dois mentionner : tous les périphériques ne sont pas égaux. Mon vieux casque Sony WH-1000XM3 ne remonte rien, alors que le XM5 du fiston affiche fièrement ses 78 %. C’est le jeu ma pauvre Lucette. Le protocole dépend du constructeur, et certains fabricants continuent de faire les radins sur l’implémentation HID.

L’exe n’est pas signé, et alors ? Mon avis tranché sur cette polémique

Bon. On va parler du sujet qui fâche. HaloBattery n’est pas signé numériquement. Zéro certificat. Rien. Et Windows Defender l’a déjà signalé deux fois à tort d’après les retours que j’ai eus. Alors là, je vais prendre une position que beaucoup de mes confrères techniciens vont détester : ce n’est pas un drame.

Je m’explique, parce que je sens déjà les experts Twitter me tomber dessus. Un exe non signé n’est pas synonyme de malware. C’est synonyme de développeur indépendant qui n’a pas claqué 300 à 500 euros par an dans un certificat de signature de code EV. Pour un petit outil gratuit, c’est évidemment un choix économique compréhensible. La signature, c’est un tampon de confiance, pas une preuve d’innocuité. On a tous vu des trucs signés faire des dégâts. Souvenez-vous des drivers Realtek signés qui foutaient le bordel. Donc arrêtons l’hypocrisie deux secondes.

Cela dit, je ne suis pas non plus en train de vous dire de balancer l’exe sur votre serveur de production sans réfléchir. Mon conseil de vieux briscard : tu le télécharges, tu le passes sur VirusTotal, tu le lances dans une VM ou sur un vieux PC de test, et si c’est clean, tu l’installes. C’est la base. Je ne suis pas certain à 100 % que le binaire soit exempt de tout code douteux, mais d’après mon expérience en atelier, un outil qui traîne sur Korben depuis des années et qui n’a pas fait parler de lui pour des raisons louches, c’est généralement bon signe. Les vrais malwares, eux, ne se cachent pas dans des blogs tech respectés.

Et pour le coup du Defender qui gueule : ça m’arrive dix fois par mois avec des outils parfaitement légitimes. NirSoft, Sysinternals anciens, certains scripts PowerShell d’admin… Windows a une tendance à la paranoïa quand un exe n’a pas de réputation établie. C’est de la sécurité au doigt mouillé, pour être honnête.

Installation et configuration : ce que j’ai constaté en atelier

L’installation prend trente secondes. Tu télécharges, tu lances, tu acceptes l’UAC, tu choisis si tu veux que ça démarre avec Windows, et c’est fini. Pas d’assistant à la con en douze étapes, pas de « créez votre compte pour profiter de nos services premium ». On est loin, très loin, des usines à gaz type Razer Synapse qui bouffent 400 Mo de RAM pour afficher une couleur de LED.

Côté ressources, j’ai surveillé avec le gestionnaire de tâches pendant deux jours sur mon poste de test. Verdict : entre 8 et 15 Mo de RAM selon le nombre de périphériques connectés, et une consommation CPU quasi nulle. Autant dire que même sur un vieux laptop de 2014 avec 4 Go de RAM, ça passe crème. C’est le genre d’outil qu’on installe et qu’on oublie, jusqu’au jour où il te sauve la mise en t’annonçant « souris à 8 % » avant que tu te lances dans un montage vidéo de deux heures.

Quelques réglages que j’ai trouvés utiles :

  • Le choix de l’icône par périphérique (pratique quand tu en as six)
  • L’alerte personnalisable à un seuil bas (j’ai mis 15 %)
  • L’option pour masquer les périphériques filaires
  • Le démarrage automatique avec Windows, activable en un clic

Un détail qui m’a fait sourire : l’outil affiche aussi les périphériques qui ne remontent pas d’info batterie, mais avec un petit point d’interrogation. Au moins, on sait à quoi s’en tenir. C’est plus honnête que la plupart des interfaces constructeur qui te montrent une barre verte fake à 100 % alors que ta souris va crever dans dix minutes.

Pourquoi Windows devrait avoir ça nativement (et ne l’aura jamais)

Là je vais être cash : cette fonctionnalité aurait dû être dans Windows depuis au minimum 2015. On a un système d’exploitation qui affiche fièrement le niveau de batterie de ton PC portable dans la barre des tâches, mais qui est incapable de te dire que ta souris sans fil est à 5 %. C’est absurde. C’est comme avoir un tableau de bord de voiture qui montre le niveau d’essence mais pas la température moteur.

La raison technique est simple : chaque constructeur implémente le reporting batterie à sa sauce. Logitech a son protocole, Microsoft a le sien, Corsair encore un autre. Plutôt que d’imposer un standard HID strict, Microsoft a laissé le bordel s’installer. Résultat : les utilisateurs se retrouvent avec trois logiciels constructeur différents qui se battent en arrière-plan, bouffent de la RAM et déclenchent des conflits de drivers. J’ai vu des machines ralentir de 30 % juste parce que Logitech Options, Razer Synapse et iCUE tournaient en même temps. Du grand art.

HaloBattery ne résout pas le problème de fond, hein. Il contourne. Il lit ce que les périphériques veulent bien exposer et il te le montre. C’est un pansement sur une jambe de bois, mais c’est un pansement qui fonctionne. Et mine de rien, ça évite d’installer la moitié des logiciels constructeur sur un poste client. Rien que pour ça, je dis merci.

Verdict de technicien : à installer ou à jeter ?

Après deux semaines de test sur mon parc — un fixe de bureau, deux portables, une souris Logitech, un clavier Keychron, un casque Jabra et une manette Xbox — je peux te donner mon avis sans langue de bois. HaloBattery fait le job. Pas parfaitement, pas sur tous les périphériques, mais il fait le job. Et pour un outil gratuit, c’est déjà énorme.

Mes réserves, je les ai déjà dites : pas de signature, Defender qui fait son caprice, compatibilité partielle selon les marques. Si tu gères un parc informatique en entreprise avec des contraintes de conformité strictes, tu vas probablement devoir passer ton chemin, ou au minimum faire valider par ton service sécurité. Si tu es un particulier ou un indépendant comme moi, qui veut juste savoir quand changer les piles de sa souris sans installer 400 Mo de bloatware, c’est un no-brainer.

Du coup, ma recommandation tient en une phrase : teste-le dans une VM, vérifie-le, et si ça te convient, garde-le. Le niveau batterie périphériques sous Windows restera un sujet mal traité pendant encore longtemps, alors autant prendre les outils qu’on nous donne. Et si Microsoft finit par intégrer la fonction nativement dans Windows 12 ou 13, on en reparlera. En attendant, HaloBattery comble un vide. C’est déjà ça de pris.

Source de l’info : HaloBattery sur le blog de Korben.

Source : article original

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