GitLike : GitHub décentralisé sur IPFS avec clé Ethereum, c’est quoi ?
Bonjour à tous, Marc ici, votre tech de choc qui passe ses soirées à réparer des PC sous Windows après les MAJ qui plantent tout. Cette fois, je tombe sur un truc qui sent le gasoil de la tech décentralisée : GitLike, le GitHub version « je me fous du cloud, je veux du vrai décentralisé ». Parce que oui, GitHub est bien pratique, mais entre les serveurs qui tombent et les boîtes qui vendent vos données, autant dire que c’est devenu le McDo de la collaboration.
GitLike, c’est l’idée de Branislav Đalić, un dev serbe qui a décidé de remplacer les mots de passe par votre portefeuille Ethereum. Votre clé publique devient votre identifiant, et chaque commit, chaque fichier, chaque arbre de votre dépôt devient un objet IPFS adressé par son CID. Autrement dit : pas de serveur GitHub, juste un Worker Cloudflare qui orchestré des services comme Pinata ou Filebase pour épingler vos données ad nauseam.
Pourquoi GitLike ? Parce que GitHub, c’est le Far West version logicielle
Je vais vous dire un truc qui va faire grincer des dents : GitHub n’est pas fait pour durer. Enfin, pas comme ça. Entre les problèmes de maintenance, les pannes régulières, les restrictions géographiques et les « Oops, on a perdu vos données pendant la mise à jour », autant dire que c’est le colis Amazon qui arrive en retard avec 3 commandes manquantes. Et n’oublions pas les GAFAM qui se gavent sur le dos des devs avec des forfaits à 20 balles par mois pour des repos privés.
GitLike, c’est l’anti-GitHub. Pas de serveur central, pas de compte à créer, juste vous, votre wallet Ethereum et le grand bazar d’IPFS. Chaque modification dans un dépôt est un objet stocké sur le réseau, référencé par un hash unique. Vous voulez cloner un repo ? Vous récupérez les CIDs depuis le réseau et hop, c’est parti. Pas de dépendance à un service tiers, pas de risque de suppression accidentelle. C’est du pur, du dur, du décentralisé qui ne dépend que de vous.
Comment ça marche ? Trois étapes et vous êtes partis
Mine de rien, GitLike est d’une simplicité déconcertante. Voici comment Branislav a conçu le truc :
- Vous vous connectez avec votre wallet Ethereum via SIWE (EIP-4361), un standard qui permet de signer un message avec votre clé privée. MetaMask, WalletConnect, y’a le choix.
- Vous créez un dépôt comme sur GitHub. Sauf que derrière, chaque commit, chaque fichier est transformé en objet IPFS et stocké sur Pinata ou Filebase. Votre repo est dispersé sur le réseau, pas dans un serveur quelque part en Californie.
- Vous poussez, vous tirez, vous clonez, vous faites ce que vous voulez. Le Worker Cloudflare se charge de l’orchestration, mais les données restent chez vous, sur IPFS.
Le gros avantage ? Pas de mot de passe à retenir. Votre wallet, c’est votre clé d’accès. Perdez-la, et adieu vos données. Mais bon, c’est le prix à payer pour la décentralisation. Après tout, si vous perdez votre clé privée, c’est un peu comme perdre la clé de votre coffre-fort : vous avez merdé, pas le système.
GitLike vs GitHub : le match pas vraiment équitable
Alors, GitLike est-il mieux que GitHub ? Ça dépend de ce que vous cherchez.
D’un côté, GitHub est ultra-pratique. Tout le monde l’utilise, les intégrations sont là, les outils gravitant autour aussi. Vous voulez un bot pour automatiser vos tests ? Pas de problème. Vous voulez un wiki intégré ? Bien sûr. GitHub est le couteau suisse du dev.
Mais de l’autre, GitHub est un service centralisé. Un jour, Microsoft décide de fermer boutique ? Vos repos sont en danger. Un bug dans leur infrastructure ? Votre travail part en fumée. Et n’oublions pas les problèmes de confidentialité : vos données sont chez eux, point.
GitLike, lui, c’est du pur décentralisé. Pas de serveur, pas de contrôle central, pas de risque de censure. Vous êtes propriétaire de vos données, point. Le hic ? L’écosystème n’est pas aussi mature. Essayer de trouver un bot pour déployer votre code sur GitLike, et vous allez pleurer comme un client dont la MAJ Windows a encore tout cassé. La communauté est minuscule, les outils manquent, et les docs sont souvent écrites par des mecs qui pensent que tout le monde sait ce qu’est un CID.
Est-ce que ça va changer la donne ? Mon avis de vieux routard du code
Alors, est-ce que GitLike va tuer GitHub ? Autant dire que non. Pas demain, en tout cas. Le projet est encore jeune, buggé, et manque cruellement de maturité. Mais bon, je l’ai dit à mon client la semaine dernière quand il m’a appelé parce que sa MAJ Windows avait supprimé son travail de trois mois : « La décentralisation, c’est l’avenir, mais aujourd’hui, c’est encore du bricolage. »
Ce qui est sûr, c’est que GitLike montre une voie. Une voie où vos données ne dépendent pas d’un géant du web, où vous contrôlez vraiment ce que vous faites. Le problème, c’est que la plupart des devs veulent juste que ça marche, point. Ils veulent un outil qui leur simplifie la vie, pas un truc expérimental qui demande de comprendre IPFS, Ethereum et les Workers Cloudflare.
Après, si vous êtes un puriste du décentralisé, un anarchiste du code ou un dev qui en a marre de se faire avoir par les GAFAM, GitLike peut être une alternative intéressante. Mais attention : si vous comptez sur une communauté pour vous sauver en cas de bug, vous allez être servi. Parce qu’avec GitLike, c’est vous contre le monde.
Découvrir GitLike : où, comment, pourquoi pas ?
Si vous voulez tester GitLike, direction le site officiel ou le dépôt GitHub du projet. Oui, le dépôt est sur GitHub parce que bon, faut bien un endroit pour commencer.
En gros, GitLike, c’est comme un couteau suisse décentralisé : il fait le job, mais il est encore un peu rouillé. Un jour, peut-être, ça deviendra un outil indispensable. En attendant, je reste avec mes dépôts sur GitHub et mes sauvegardes en local, au cas où Windows déciderait de faire sa MAJ de trop.
Pour aller plus loin : IPFS, Ethereum et la décentralisation à outrance
Mine de rien, GitLike touche à plusieurs concepts qui méritent qu’on s’y attarde. D’abord, IPFS : un protocole de stockage et de partage de fichiers décentralisé où chaque fichier est identifié par un hash unique (le fameuse CID). Pas de serveur central, juste un réseau où vos données sont distribuées. Le problème ? Si personne ne pin vos fichiers, ils disparaissent. D’où l’utilité de services comme Pinata ou Filebase pour les « épingler » et les garder accessibles.
Ensuite, Ethereum et les wallets comme identifiants. Au lieu d’un mot de passe, vous signez des transactions avec votre clé privée. C’est sécurisé, mais si vous perdez votre clé, c’est perdu à jamais. Pas de récupération possible, pas de support client. C’est la liberté absolue… ou l’enfer si vous faites une connerie.
Enfin, le concept de décentralisation. GitLike n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce que pourrait être le web de demain : pas de contrôle central, pas de censure, pas de dépendance à un acteur unique. Mais attention : la décentralisation, c’est comme le bio. Ça sonne bien, mais souvent, ça coûte plus cher et c’est moins pratique. Reste à savoir si les devs sont prêts à payer ce prix.
Mon verdict : à essayer, mais pas à remplacer GitHub demain
GitLike, c’est un projet intéressant, ambitieux, et qui montre une alternative crédible à GitHub. Mais soyons honnêtes : pour l’instant, c’est encore du bricolage de devs passionnés. Si vous voulez une solution stable, mature et avec une communauté derrière, restez avec GitHub. Si vous voulez tester la décentralisation à outrance et accepter les risques qui vont avec, foncez.
Et si un jour GitLike devient grand public, je serai le premier à applaudir. En attendant, je vais continuer à réparer des PC et à maudire Windows. Parce que bon, même en 2024, ce truc est encore capable de tout casser avec une MAJ.
En savoir plus : la source et la communauté GitLike
Pour découvrir GitLike en détail, rendez-vous sur le site du projet ou son dépôt GitHub. Et si vous voulez creuser IPFS, Ethereum et la décentralisation, la documentation officielle est un bon point de départ.
Source : GitLike – Le GitHub décentralisé sur IPFS, par Korben.