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SSD NVMe Fanxiang 1 To dans un NAS : le test qui change tout

19 Oct 2026 •

Un SSD NVMe Fanxiang de 1 To dans un NAS : pourquoi ça m’intéresse (et pourquoi ça devrait vous interroger)

La semaine dernière, un client m’appelle, paniqué. Son NAS tourne comme une patate depuis trois semaines, les conteneurs Docker redémarrent en boucle, et Plex rame tellement que sa femme menace de revenir à la TNT. Verdict après deux heures de diagnostic : le volume système saturé, les métadonnées qui bavent partout, et un HDD qui passe son temps à chercher des aiguilles dans une botte de foin. Du coup, je lui ai parlé du ssd nvme fanxiang que Korben vient justement de tester dans son UGREEN DXP8800 Ultra. Mine de rien, ça tombe bien, parce que ce genre de config, je la vois passer de plus en plus en atelier.

Autant dire que l’idée n’est pas neuve : coller un NVMe dans un NAS pour y loger les conteneurs, les bases de données et les métadonnées Plex, c’est la base depuis deux ou trois ans chez ceux qui ont compris que le HDD n’est pas fait pour ça. Sauf que jusqu’ici, on payait le tarif « pro » pour un Samsung ou un WD Red SN700. Là, on parle d’un 1 To annoncé à 7 300 Mo/s pour 130 à 170 euros. Forcément, ça mérite qu’on regarde de plus près.

Le SSD NVMe Fanxiang dans un NAS : ce que Korben a réellement mesuré

Alors, soyons clairs. Le test de Korben, je l’ai lu en entier, et il pose une vérité que beaucoup de gens refusent d’entendre : dans un NAS, ton réseau est le vrai plafond. Le gars a un 10 Gb/s, ce qui donne environ 1 Go/s en pratique. Le SSD en annonce 7 300. Cherchez l’erreur.

Ça ne veut pas dire que le NVMe ne sert à rien. Ça veut dire qu’il ne sert pas à ce que le marketing raconte. Le gain, il est dans les I/O, dans la latence, dans le nombre d’opérations par seconde. Pas dans le débit séquentiel. Un conteneur Docker qui ouvre cinquante fichiers de config en parallèle, une base SQLite qui fait des milliers de petites écritures, Plex qui lit des métadonnées par paquets de mille : voilà où un NVMe change la vie. Pas sur un transfert de gros fichier mkv entre le NAS et ton PC.

Et là-dessus, je ne suis pas certain à 100% que le Fanxiang tienne la distance sur le long terme, mais d’après mon expérience en atelier, les contrôleurs bas de gamme ont tendance à s’écrouler quand le cache SLC est saturé. Sur un usage NAS avec écritures continues, c’est le point à surveiller. 700 To d’écritures annoncées en TBW, c’est correct pour du 1 To, mais ce n’est pas non plus du DWPD de datacenter. Pour un volume dédié conteneurs, ça passe largement. Pour du cache d’écriture massif, je serais plus prudent.

Pourquoi je valide ce choix (et pas celui que les puristes vont vous vendre)

Les experts vont vous dire : « prends du Samsung, prends du WD Red, prends du Synology SNV, sinon tu vas perdre tes données ». Sauf que dans 90% des cas que je traite, les gens qui achètent du pro à 300 balles le To mettent trois fois le prix pour un usage qui ne dépasse jamais 200 Go et qui n’écrit pas plus de 10 To par an. Histoire de, hein. C’est comme acheter un camion 20 tonnes pour déménager un studio.

Le Fanxiang, à 130-170 euros le To, il coche les cases du bon compromis. NVMe M.2, format standard, TBW honorable, prix qui laisse de la marge pour doubler la capacité ou acheter un deuxième SSD pour le cache. Autant dire que pour quelqu’un qui monte son NAS à la maison, c’est un choix rationnel. Pas le meilleur du monde. Le plus malin, oui.

Moi, ce que je vois surtout, c’est que ce test popularise une architecture qui était réservée aux barbus. Un volume NVMe dédié pour les conteneurs, un autre pour les métadonnées, et les HDD qui ne font plus que du stockage froid. C’est exactement ce que je monte chez mes clients depuis deux ans. Et ça leur change la vie. Le NAS arrête de cliqueter comme un disque dur des années 90, les conteneurs redémarrent en trois secondes au lieu de trente, et l’interface web répond instantanément.

  • Volume NVMe = conteneurs Docker, bases de données, métadonnées Plex
  • Volume HDD = fichiers médias, sauvegardes, archives
  • Cache SSD = optionnel, utile uniquement si plusieurs utilisateurs simultanés
  • Jamais de RAID sur un seul NVMe si les données sont critiques, prévoir un backup

Les limites que personne ne met en avant (et qui fâchent)

Bon. Il faut quand même que je casse l’ambiance. Un SSD NVMe dans un NAS, c’est bien, mais il y a trois pièges dans lesquels je vois tomber les gens systématiquement.

Le premier : la chaleur. Un NVMe M.2 qui tourne en continu dans un NAS mal ventilé, il chauffe. Quand il chauffe, il throttle. Quand il throttle, il tombe à 400 Mo/s et là, tu te demandes pourquoi tu as payé pour 7 300. Sur l’UGREEN de Korben, visiblement c’est géré. Sur un NAS QNAP ou Synology d’entrée de gamme, prévoyez un dissipateur, voire un ventilateur dédié. Autant dire que le radiateur fourni dans la boîte est parfois plus décoratif qu’efficace.

Le deuxième : la compatibilité. Tous les NAS ne bootent pas sur NVMe. Certains ne l’acceptent qu’en cache. D’autres limitent le nombre de slots M.2. Vérifiez avant d’acheter, histoire de ne pas vous retrouver avec un SSD que vous ne pouvez mettre nulle part. J’ai un client qui a acheté deux NVMe pour son NAS, pour découvrir qu’il n’avait qu’un seul port compatible. Il était content.

Le troisième, et c’est celui qui me hérisse : les gens oublient de sauvegarder. Un NVMe, ça tombe en panne. Pas plus qu’un HDD, mais quand ça tombe, ça tombe d’un coup, sans prévenir, et sans bruit de cliquetis pour vous alerter. Du coup, un volume dédié aux conteneurs sans backup des configs, c’est une bombe à retardement. Le YAML de vos stacks, les volumes Docker, les bases de données : tout ça doit être sauvegardé quelque part. Sinon le jour où ça pète, vous pleurez.

Mon verdict de technicien, pas de blogueur

Pour être honnête, ce test du SSD NVMe Fanxiang 1 To dans un NAS tombe à pic. Il montre qu’on peut moderniser un NAS sans y laisser un rein. Le réseau 10 Gb/s limite à 1 Go/s ? Évidemment. Mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est la réactivité au quotidien, celle qu’on sent quand on clique sur un conteneur, quand on ouvre l’interface, quand on lance un scan Plex. Et là, le NVMe change tout.

Après, je ne vais pas vous mentir : Fanxiang, ce n’est pas Samsung. La garantie est là, le TBW est correct, mais le suivi firmware et la qualité du contrôleur ne sont pas au même niveau. Sur un NAS de production avec des données critiques, je prendrais probablement un modèle plus établi. Sur un NAS perso, un lab, un serveur de test, ou un volume secondaire pour les conteneurs, le rapport qualité-prix est imbattable. C’est mon avis tranché, et je l’assume.

La vraie question, ce n’est pas « est-ce que ce SSD est le meilleur ». C’est « est-ce que vous avez besoin de 7 300 Mo/s dans une machine bridée par son réseau ». La réponse est non. Mais vous avez besoin de IOPS, de latence basse et d’un volume rapide pour vos services. Et ça, ce Fanxiang à 150 balles le fait très bien. Du coup, je range mon scepticisme au placard et je valide, avec les réserves d’usage sur la sauvegarde et la ventilation.

Pour lire le test complet et les chiffres bruts, ça se passe chez Korben : Test du SSD NVMe 1 To Fanxiang dans mon NAS.

Source : article original

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