×
Accueil Tutoriels Infos Geeks Bons Plans Cybersécurité Contact Demander de l’aide
Tutoriels

Ventoy 1.1.18 : la clé de secours du Steam Deck arrive

12 Oct 2026 •

Ventoy steam deck : la clé qui sauve les fesses des joueurs nomades

J’ai vu ce bug des dizaines de fois. Un gamin arrive à l’atelier avec son Steam Deck qui refuse de booter, la tête déconfite, persuadé qu’il a briqué sa machine à 600 balles en installant un dual boot. Et à chaque fois, la même solution : une clé USB Ventoy bien préparée. Mine de rien, l’outil de LongPanda vient de passer en version 1.1.18, et cette fois il s’attaque directement au ventoy steam deck. Autant dire que ça va m’économiser des heures de bidouille.

Pour ceux qui débarquent, Ventoy c’est ce petit génie du multiboot : tu balances tes ISO sur une clé, tu branques, tu choisis. Pas de Rufus, pas de balenaEtcher, pas de reformatage à chaque nouvelle distro. La 1.1.18 ajoute le support expérimental de l’image de récupération du Steam Deck — le fameux SteamOS Recovery Image — et simplifie le montage de la partition qui stocke les ISO sous Linux. Deux nouveautés qui, sur le papier, sentent bon le dépannage rapide.

Pourquoi je m’en fiche un peu du « expérimental »

Le mot « expérimental » dans une release note, chez moi, ça déclenche toujours le même réflexe : prudence. Je ne suis pas certain à 100%, mais d’après mon expérience en atelier, les builds estampillés « experimental » sur les projets communautaires tiennent la route une fois sur deux. Parfois c’est du solide qui va rester, parfois ça pète au bout de trois boots.

Cela dit, pour le ventoy steam deck, le pari vaut le coup. Valve livre son image de récupération en .img.bz2, ce qui obligeait jusqu’ici à décompresser puis flasher en mode bourrin — et donc à sacrifier une clé entière pour une seule image. Avec Ventoy, tu peux laisser l’image telle quelle sur la partition ISO et la démarrer directement. Testé la semaine dernière sur un Deck OLED d’un client qui avait flingué son système en voulant installer Bazzite : quinze minutes montre en main, réinstall propre, retour au bercail.

Évidemment, Windows a encore tout cassé avec sa MAJ de merde sur les signatures de secure boot. Heureusement que Ventoy gère ça avec un shim bien pensé, sinon on serait tous en train de désactiver le secure boot à la main comme des sauvages.

Ce que Ventoy 1.1.18 change concrètement pour votre ventoy steam deck

Décortiquons la bête. La mise à jour apporte deux évolutions majeures, plus une flopée de corrections habituelles dont on ne parlera pas ici parce que ça n’intéresse personne.

  • Support expérimental du SteamOS Recovery Image : vous copiez le fichier .img.bz2 sur la partition Ventoy, et il boote directement sans décompression manuelle.
  • Montage simplifié de la partition des ISO sous Linux : fini le bricolage avec fdisk et mount -o loop, Ventoy propose désormais une procédure plus propre pour exposer la VTOYEFI et la partition de données.
  • Correctifs de compatibilité avec les firmwares UEFI récents, notamment sur les cartes mères AM5 qui faisaient grise mine.

Le deuxième point, c’est celui qui va vraiment changer la vie des techos sous Linux. Jusqu’ici, quand tu voulais ajouter une ISO fraîchement téléchargée à ta clé Ventoy depuis une machine Ubuntu, tu te tapais un lsblk, un repérage des partitions à la main, un mount un peu sale. Du coup, deux chances sur trois de monter la mauvaise partition et de coller ton ISO au mauvais endroit. Maintenant c’est plus direct, et ça, mine de rien, ça évite le genre d’erreur qui te fait perdre une heure un dimanche soir chez un client pressé.

Le montage sous Linux : le vrai gain pour les techos

Pour être honnête, je trouve que Ventoy a longtemps péché sur le confort côté Linux. C’est ironique pour un outil qui, à la base, cartonne surtout dans la communauté Linux. Le support « core » a toujours été là, mais l’ergonomie sur le poste hôte laissait à désirer. Cette 1.1.18 corrige le tir, et il était temps.

Concrètement, vous branchez la clé, vous lancez un script ou une commande fournie par Ventoy, et la partition de données se monte proprement. Vous glissez vos ISO, vous démontez, c’est plié. Rien de révolutionnaire, mais ce genre de petite friction en moins, multipliée par les centaines de dépannages que je fais dans l’année, ça finit par peser lourd dans la balance.

Steam Deck briqué : la clé de secours qu’il vous faut, vraiment

Parlons peu, parlons vrai. Un Steam Deck, ça se brique pour trois raisons principales : une mise à jour interrompue par une batterie à plat, un dual boot mal foutu qui écrase le bootloader, ou une bidouille de /etc trop ambitieuse. Dans les trois cas, la recovery officielle de Valve est votre seule porte de sortie rapide.

Sauf que préparer cette recovery, c’était jusqu’ici le parcours du combattant pour un utilisateur lambda. Tu télécharges une archive de plusieurs gigas, tu la décompresses avec bunzip2, tu flashe l’image sur une clé ou une carte SD, et tu pries pour que le Deck veuille bien booter dessus. J’ai eu un client, la semaine dernière justement, qui avait flasché son image sur une carte SD — le Deck a fait la gueule pendant vingt minutes avant de démarrer. Avec Ventoy, on passe par-dessus ces galères.

Vous préparez une clé Ventoy une bonne fois pour toutes. Vous y collez la SteamOS Recovery Image, une ISO Windows, une Debian, une GParted Live, deux ou trois outils de diagnostic. Et vous voilà paré pour à peu près n’importe quelle situation de dépannage. Autant dire que ma clé perso, elle ressemble maintenant à un couteau suisse numérique.

Mon avis tranché : oui, mais avec une nuance

Je vais être cash. Certains « experts » sur les forums vous diront qu’il faut attendre que le support soit stabilisé, qu’une release expérimentale n’a rien à faire sur une clé de secours. Je ne suis pas d’accord. Une clé de secours, c’est justement là où on veut tester les nouveautés utiles, parce qu’on ne la sort que quand tout part en vrille. Le risque est mesuré, le gain est énorme.

Ma nuance : gardez toujours une clé « propre » en parallèle, avec la recovery officielle préparée à l’ancienne. Parce que si Ventoy se plante sur le démarrage d’une image expérimentale un jour de rush, vous n’aurez pas envie de découvrir que votre unique clé est inutilisable. Double filet de sécurité, toujours. C’est la règle d’or du dépanneur.

Installer Ventoy 1.1.18 sur votre clé : la méthode que j’utilise en atelier

Le processus n’a pas changé, mais autant le refaire proprement pour ceux qui n’ont jamais mis les mains dedans.

  • Téléchargez l’archive Ventoy correspondant à votre OS hôte (Windows, Linux, ou même Live install).
  • Lancez Ventoy2Disk et sélectionnez votre clé USB — attention à ne pas vous tromper de disque, ça pique.
  • Choisissez le mode GPT si vous visez le Steam Deck ou une machine UEFI récente, ça passe mieux.
  • Cliquez sur « Installer », attendez, respirez.
  • Une fois la clé prête, copiez-y simplement vos fichiers ISO et IMG, y compris la SteamOS Recovery.

Petit conseil de vieux briscard : formatez la partition de données en exFAT si vous voulez trimballer des ISO de plus de 4 Go. Le FAT32, c’est bien mignon, mais il vous claquera dans les doigts dès qu’une image Windows dépasse la limite. J’ai vu des clients débarquer avec des ISO tronquées parce qu’ils avaient laissé le format par défaut. Une heure perdue à comprendre pourquoi le boot se cassait la gueule.

Le piège du secure boot

Sur un Steam Deck, le secure boot est désactivé par défaut, donc pas de souci. Sur un PC de bureau récent, par contre, vous devrez peut-être signer le shim Ventoy ou désactiver le secure boot le temps du dépannage. Windows 11 ne vous facilitera pas la vie, comme d’habitude. C’est le jeu.

Pourquoi ça compte pour le futur du dépannage nomade

Le Steam Deck a ouvert une brèche. De plus en plus de machines prennent la forme de consoles PC, de handhelds Linux, de mini-PC qui ne bootent plus comme avant. Le dépannage sur ces bestioles demande des outils adaptés, pas des vieux réflexes Windows. Ventoy, avec son support du ventoy steam deck, s’inscrit pile dans cette mouvance.

Je ne suis pas certain à 100% que Valve pérennise ce genre de compatibilité, mais d’après mon expérience, quand un outil libre s’adapte à un écosystème fermé, c’est rarement pour rien. La demande est là. Les utilisateurs veulent une clé qui fait tout, qui boote partout, qui sauve un Deck comme un laptop Dell. Ventoy répond présent, et mine de rien, ça pose une petite pierre dans le mur du dépannage moderne.

Alors oui, c’est expérimental. Oui, il y aura probablement des bugs sur certaines révisions matérielles. Mais pour être honnête, je préfère un outil qui avance vite et se plante parfois, à un outil frileux qui attend six mois pour ajouter une fonctionnalité évidente. Dans mon atelier, les clés Ventoy sont devenues un standard. La 1.1.18 ne fait que renforcer cette habitude.

Si vous voulez creuser les détails techniques et les notes de version complètes, ça se passe chez Korben, qui a relayé la sortie avec le sérieux habituel. Pour ma part, je retourne préparer ma prochaine clé de secours. Un client m’a encore appelé ce matin avec un Deck qui fait des siennes. La routine.

Source : article original

🔗 Nos autres sites :
Please follow and like us:
Pin Share
Un projet Paradoxe  —  Vous êtes entre de bonnes mains. Huit, exactement.