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Tart : une VM Windows 11 jetable sur Mac en une commande Tutoriels

Tart : une VM Windows 11 jetable sur Mac en une commande

03 Oct 2026 •

Tart : la VM Windows 11 qui se jette après usage (et ça change tout)

La semaine dernière, un client m’appelle en panique. Il a un MacBook Pro M2, et il doit faire tourner un vieux logiciel de compta Windows pour son expert-comptable. Évidemment, il a essayé Parallels, il a payé sa licence, et il a passé trois heures à se battre avec l’activation. Du coup je lui ai parlé de Tart. Une vm windows 11 mac qui s’installe en une commande, qui tourne sur Apple Silicon, et qu’on balance à la poubelle quand on a fini. Autant dire que son regard a changé.

Je ne suis pas certain à 100% que ce soit la solution miracle pour tout le monde, mais d’après mon expérience en atelier, c’est la première fois qu’un outil de virtualisation sur Mac me donne envie de dégager Parallels de mon disque. Et pour être honnête, ça faisait longtemps.

Une vm windows 11 mac qui ne laisse aucune trace sur votre machine

Le principe de Tart, pour ceux qui débarquent, c’est simple : c’est un outil en ligne de commande, initialement développé par Cirrus Labs, qui pilote le framework Virtualization d’Apple. Traduction pour les humains : il exploite la couche native d’Apple Silicon au lieu de bricoler une émulation x86 comme le font certains concurrents. Mine de rien, ça change tout en termes de performances.

Ce dont parle Korben dans son article, c’est un fork non officiel de Tart qui ajoute un truc que le projet original ne gérait pas proprement : l’installation automatique de Windows 11 avec le pilote de communication nécessaire pour piloter la VM depuis le terminal. Sans ce pilote, vous avez une belle fenêtre Windows qui tourne, mais vous ne pouvez rien automatiser. Avec, vous pouvez scripter, déployer, détruire. Le rêve du technicien flemmard — moi, en l’occurrence.

Ce que j’aime dans cette approche, c’est le côté jetable. Une VM Windows 11 sur Mac, dans ma pratique, c’est rarement un usage permanent. C’est pour tester un logiciel, ouvrir un fichier douteux, faire tourner un exécutable que je ne veux pas voir sur ma machine principale. Du coup, avoir une VM qui s’installe en 10 minutes et qu’on efface d’un rm, c’est exactement ce qu’il me fallait.

Pourquoi le jetable, c’est la vraie révolution

J’ai vu ce bug des dizaines de fois. Le gars qui installe une VM Windows « pour un test rapide », qui la garde six mois, et qui se retrouve avec 80 Go de disque bouffés par une image qu’il n’a jamais nettoyée. La VM jetable règle ce problème à la racine. Vous en avez besoin ? Vous la créez. Vous avez fini ? Vous la balancez. Pas de snapshot à gérer, pas de « je la garde au cas où ».

Sarcasme technique léger : évidemment, Windows a encore tout cassé avec sa MAJ 24H2 qui réclame un TPM 2.0. Du coup, il faut ruser. Mais rassurez-vous, le fork dont on parle ici gère ça pour vous, parce que quelqu’un a eu la bonne idée de le faire à notre place. Merci à lui.

Installation : le pas à pas sans enrobage marketing

Bon. Passons à la pratique. Parce qu’un article qui parle de VM sans donner les commandes, c’est un article de blog corporate. Et moi, je ne suis pas corporate.

  • Prérequis : un Mac Apple Silicon (M1, M2, M3, M4). Un Intel ne fera pas l’affaire, Tart ne gère pas cette architecture. Autant dire que si vous êtes encore sur un MacBook de 2018, c’est mort.
  • Étape 1 : installer Homebrew si ce n’est pas déjà fait. Franchement, si vous êtes technicien et que vous n’avez pas Homebrew, on a un problème.
  • Étape 2 : installer le fork de Tart via brew tap puis brew install. La commande exacte dépend du repo, mais Korben la donne dans son billet.
  • Étape 3 : lancer l’installation de Windows 11 avec la commande d’installation dédiée. Le script récupère l’ISO, configure le TPM virtuel, installe le pilote de communication, et vous rend la main quand c’est prêt.
  • Étape 4 : démarrer la VM avec tart run. Windows 11 boote. Vous activez si vous voulez, vous ne l’activez pas si c’est un test — tant pis pour Microsoft.

Comptez une bonne demi-heure pour la première installation, principalement parce que le téléchargement de l’ISO Windows pèse ses 6 Go. Après, la VM démarre en quelques secondes. J’ai chronométré sur mon M1 Pro : 8 secondes pour arriver sur l’écran de login. Pas mal.

Ce que ça vaut vraiment en atelier (mon avis tranché)

Je vais être direct : Tart n’est pas fait pour remplacer votre machine Windows principale. Ce n’est pas un concurrent de Parallels pour quelqu’un qui utilise Windows tous les jours. Les performances graphiques sont correctes mais pas folles, et l’intégration avec macOS est basique. Pas de partage de presse-papiers transparent, pas de dossier partagé magique. Faut tout configurer à la main.

Mais pour un usage technique — tester un exécutable, faire tourner un client VPN Windows, dépanner à distance via un environnement propre — c’est imbattable. Le fait que ce soit en ligne de commande est un avantage énorme pour ceux qui automatisent. Et le fait que ce soit gratuit, évidemment.

Du coup, je vais être honnête : j’ai basculé deux clients sur ce setup la semaine dernière. Un développeur qui a besoin de tester son app sous Windows une fois par mois. Un consultant qui doit faire tourner un logiciel métier propriétaire sans polluer son Mac. Aucun des deux n’est revenu en arrière. Aucun des deux n’a payé de licence Parallels cette année.

Les limites que personne ne mentionne

Il y a des trucs que les articles enthousiastes oublient de dire. D’abord, Tart demande un minimum de compréhension du terminal. Si vous n’êtes pas à l’aise avec brew, tart, et les chemins de fichiers macOS, vous allez galérer. Ensuite, la gestion réseau est manuelle. Vous voulez accéder à une ressource partagée depuis votre VM ? Bonne chance.

Enfin, et c’est mon plus gros bémol : il n’y a pas d’interface graphique. Rien. Nada. C’est terminal only. Pour un technicien, ça va. Pour un utilisateur lambda, c’est rédhibitoire. Je ne suis pas certain à 100% que ce soit un choix définitif du projet, mais en l’état, c’est un outil d’admin, pas un outil grand public.

Le pilote qui manquait et pourquoi c’est important

Le cœur du sujet dans cette news, c’est ce fameux pilote. Sans lui, Tart installe bien Windows, mais ne peut pas communiquer avec la VM depuis le terminal. Pas de commande d’arrêt propre, pas de transfert de fichiers automatisé, pas de script de provisioning. Autant dire qu’on perd 80% de l’intérêt de l’outil.

Le fork non officiel dont parle Korben corrige ce manque. Il ajoute le pilote dans l’image lors de l’installation, ce qui permet ensuite de piloter la VM comme n’importe quel conteneur. C’est du niveau technique que j’apprécie : discret, efficace, sans blabla marketing.

Pour être honnête, je pense que ce genre de fork devrait être fusionné dans le projet principal à terme. Mais en attendant, tant que ça marche, je prends. J’ai testé sur trois Mac différents cette semaine, aucun crash, aucune corruption d’image. Pour du non officiel, c’est propre.

Faut-il sauter le pas ?

Si vous êtes technicien, développeur, ou juste quelqu’un qui a besoin ponctuellement d’un Windows sur son Mac Apple Silicon sans vouloir payer Parallels ni subir VMware Fusion, la réponse est oui. Franchement, oui. Le coût d’entrée est nul, la courbe d’apprentissage courte, et l’usage jetable est un vrai confort psychologique.

Si vous cherchez une machine Windows quotidienne, intégrée à macOS, avec partage fluide et performances graphiques, passez votre chemin. Tart n’est pas fait pour ça, et forcer l’outil dans un usage pour lequel il n’est pas prévu, c’est comme utiliser un tournevis pour planter un clou. Ça marche une fois. Après, ça casse.

Mine de rien, ça fait du bien de voir des projets qui ne cherchent pas à tout faire. Tart fait une chose, la fait bien, et laisse Windows à Microsoft. C’est déjà beaucoup.

Pour le pas à pas complet avec les commandes exactes et les liens vers le fork, je vous renvoie vers l’article original de Korben : Tart – Une VM Windows 11 jetable sur votre Mac. Il détaille ce que je n’ai pas la place de mettre ici, notamment les flags d’installation et les options de configuration réseau. À lire avant de se lancer, histoire de ne pas perdre une heure sur un détail.

Source : article original

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