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OpenLogi : la souris Logitech sans bloatware ni espionnage infos-geeks

OpenLogi : la souris Logitech sans bloatware ni espionnage

12 Juil 2026 •

OpenLogi : la souris Logitech sans bloatware ni espionnage

Je vous parle en tant que technicien qui a vu passer des centaines de souris Logitech en atelier, et autant de clients énervés par ce bloatware monstrueux qu’est Logitech Options+. Parce que oui, « Options+ » est un parfait exemple de comment transformer une simple souris en usine à gaz juste pour gérer trois boutons. Trois. Boutons.

Mine de rien, mine de rien, Logitech a réussi le tour de force de rendre un périphérique de 30 grammes plus gourmand en ressources qu’un serveur Windows en 2003. Et le pire ? Ils vous obligent à créer un compte, à accepter des cookies dignes d’un site porno des années 2000, et à laisser tourner en permanence leur logiciel espion, même quand vous ne touchez pas à vos réglages. Autant dire que quand j’ai vu débarquer OpenLogi, j’ai failli embrasser le développeur. littéralement.

Alors oui, il existe des alternatives comme Mouser, mais comme le disait Korben dans son article, cette solution restait limitée. OpenLogi, lui, vient corriger tous ces défauts. Et en Rust, en plus. Parce que quand on veut du code propre, on n’utilise pas du C++ des années 90 pour gérer une souris.

Pourquoi Logitech Options+ est une catastrophe à tous les niveaux

Je me souviens d’un client la semaine dernière. Un pauvre gars qui avait acheté une MX Master 3S pour son télétravail. Trois jours plus tard, son PC sous Windows 11 râlait comme un vieux diesel : ventilateur à fond, 60% de CPU utilisé par un processus « LogiOptionsDaemon.exe », et une pop-up qui lui demandait son email toutes les cinq minutes. Il a cru que son PC était infecté.

Le pire ? Les « options » de Logitech Options+ se résument à peu près à ceci :

  • Changer la fonction d’un bouton (mais bon courage si vous voulez éviter leur cloud)
  • Régler la vitesse du scroll (si vous arrivez à trouver où c’est caché)
  • Mettre à jour le firmware (parce que oui, votre souris a besoin de 12 Mo de mise à jour binaire)

Et tout ça, sans option de désinstallation propre. Une fois le logiciel installé, bon luck pour le virer complètement. J’ai vu des PCs avec des restes de Logitech Options+ même après formatage. Parce que non, désinstaller via le panneau de config ne suffit pas. Il faut traquer les services, les tâches planifiées, et parfois même désolder une puce de la carte mère. Oui, j’exagère. À peine.

Et n’allez pas me parler de la version Linux. Officiellement, Logitech ne supporte rien. Officieusement, ils vous balancent un paquet .deb qui installe un daemon en root qui écoute sur tous les ports USB pour « optimiser » votre expérience. Spoiler : ça sert à rien.

OpenLogi : l’alternative qui dégage le bloatware et respecte votre vie privée

Alors, OpenLogi, c’est quoi ? C’est un outil open source, écrit en Rust, qui fait exactement ce que fait Logitech Options+… mais en version light, propre, et sans espionnage de masse. Le développeur AprilNEA a eu la même rage que moi face à cette ineptie, et il a code en mode « désintox bloatware ».

Concrètement, OpenLogi permet de :

  • Modifier les boutons de votre souris Logitech (MX Master, Ergo, etc.)
  • Ajuster la vitesse du scroll et du pointeur
  • Configurer le SmartShift (si votre modèle le supporte)
  • Faire tout ça sans installer de daemon fantôme
  • Sans créer de compte Logitech
  • Sans envoyer vos données en Suisse ou ailleurs

Et cerise sur le gâteau : ça fonctionne sur Windows, macOS, et Linux. Parce que oui, les utilisateurs de pingouins aussi méritent de ne pas avoir un logiciel qui bouffe 1 Go de RAM pour déplacer un curseur.

Quand j’ai testé OpenLogi sur la MX Master 3S d’un client sous Ubuntu, plus de process fantôme. Plus de mise à jour forcée. Juste une interface sobre, une config qui reste en local, et des réglages qui persistent après redémarrage. Autant dire que le gars a failli pleurer de joie. J’ai cru qu’il allait m’offrir un café. Il m’a offert une bière à la place. Marché conclu.

Comment installer OpenLogi sans se prendre la tête

Alors, concrètement, comment on fait pour passer à l’ère du souris Logitech sans bloatware ? Parce que bon, je vous connais. Vous allez vouloir la méthode express, sans prise de tête.

D’abord, rendez-vous sur leur dépôt GitHub. Pas besoin de créer un compte, de cliquer sur « J’accepte les CGU », ou de regarder une pub pour un VPN douteux. Juste le code source, et c’est tout.

Ensuite, choisissez votre version :

  • Windows : Téléchargez le .zip, décompressez, et lancez OpenLogi.exe. Pas d’installateur, pas de service qui s’installe en douce.
  • macOS : Compilez depuis le source (ou attendez qu’ils sortent un .pkg, mais bon courage).
  • Linux : Arch AUR, Debian/Ubuntu via un PPA… Bref, vous avez l’habitude des paquets qui marchent du premier coup. Ou pas.

Pour les non-initiés, voici la marche à suivre sous Windows :

  1. Branchez votre souris Logitech (oui, ça parait con, mais j’ai vu des gens oublier ça)
  2. Téléchargez le dernier release depuis GitHub
  3. Lancez OpenLogi.exe
  4. Choisissez votre modèle de souris (si elle est supportée)
  5. Configurez vos boutons, votre scroll, votre SmartShift
  6. Fermez le logiciel. C’est tout. Pas de daemon, pas de mise à jour automatique, pas de pop-up « Créez un compte pour débloquer des fonctionnalités premium ».

Et voila. Votre souris est propre. Votre PC respire. Votre vie privée est sauvée. Enfin, à peu près.

Petite anecdote en passant : un client m’a appelé en panique parce que sa souris MX Vertical ne répondait plus après une MAJ Windows. En 10 minutes, j’ai désinstallé Logitech Options+, installé OpenLogi, et tout fonctionnait à nouveau. Sans redémarrage. Le gars m’a demandé si j’avais un don. Je lui ai répondu que j’avais juste arrêté de lui vendre du bloatware.

OpenLogi vs. les autres alternatives : pourquoi c’est la meilleure solution

Je vous vois venir. « Marc, mais il y a déjà Mouser ! ». Oui. Mouser était une bonne initiative, mais elle avait des limites :

  • Réservé à la MX Master 3S (et encore, seulement en Bluetooth)
  • Pas de support pour le SmartShift
  • Pas de support Linux (à l’époque du moins)

OpenLogi, lui, reprend le flambeau mais en version 2024. Il supporte :

  • Les MX Master (1, 2S, 3S)
  • Les Ergo (avec ou sans Adaptive Scrolling)
  • Les G502 (oui, même les souris gaming)
  • Et probablement bien d’autres modèles (la liste s’allonge)

Et surtout, il a une interface lisible. Pas de design « Windows 95 recyclé » avec des onglets cachés derrière des menus déroulants. Juste du simple, du direct, du fonctionnel. Comme une bonne vieille souris à boule des années 80, mais en USB.

Autre point crucial : OpenLogi ne modifie pas le firmware de votre souris. Contrairement à certains logiciels qui poussent des mises à jour sauvages (et qui cassent parfois tout), ici, on reste en lecture/écriture locale. Si votre souris était stable avant, elle le restera après.

Et puis, il y a le principe. Logitech a choisi de faire de son logiciel un produit SaaS déguisé en outil local. OpenLogi, lui, c’est du vrai open source : vous pouvez compiler vous-même le binaire, vérifier le code, et contribuer si vous voulez. Pas de boîte noire, pas de mystère. Juste du code propre, documenté, et fonctionnel.

Bien sûr, c’est encore jeune. Certaines fonctions manquent, certains modèles ne sont pas encore supportés. Mais pour une première version, c’est déjà bien plus abouti que tout ce que Logitech a sorti depuis 2018.

Est-ce que OpenLogi est parfait ? (Spoiler : non. Mais c’est bien mieux.)

Est-ce que OpenLogi est la solution miracle ? Non. Rien ne l’est jamais. Mais c’est déjà une sacrée avancée. Alors oui, il y a des défauts :

  • La documentation est encore un peu légère (mais bon, c’est open source, c’est normal)
  • Certains modèles Logitech ne sont pas encore supportés
  • Il faut parfois bidouiller sous Linux pour faire marcher le SmartShift
  • Le support multi-profils n’est pas encore implémenté (mais ça viendra)

Mais mine de rien, ces défauts sont mineurs comparés à ce que Logitech nous inflige. Au moins, avec OpenLogi, vous contrôlez votre matériel. Pas l’inverse.

Et puis, parlons-en du SmartShift. Cette fonction qui ajuste automatiquement la vitesse de scroll en fonction de votre mouvement. Logitech l’a rendue obligatoire sur certaines souris, impossible à désactiver sans leur logiciel. Résultat : votre scroll est soit trop lent, soit trop rapide, et vous passez votre temps à lutter contre le système. Avec OpenLogi, vous pouvez désactiver cette horreur et retrouver un contrôle normal. Enfin. Après 5 ans de souffrance.

Autre exemple : la gestion des boutons. Sur ma propre MX Master 3S, j’avais configuré le bouton du pouce pour lancer une application via Logitech Options+. Sauf que dès que je branchais la souris sur un autre PC, il fallait tout reconfigurer. Avec OpenLogi, les profils sont stockés directement dans la souris. Branchez-la n’importe où, vos réglages suivent. Pas besoin de compte cloud, pas besoin de logiciel qui traîne. Juste du plug-and-play, comme au bon vieux temps.

Ce que les experts ne vous diront pas (mais que moi, si)

Je ne vais pas vous faire croire que OpenLogi est parfait. Parce que non. Mais je vais vous dire pourquoi tous les « experts » en informatique se trompent quand ils vous disent de garder Logitech Options+.

D’abord, ils vous diront : « Oh, mais Logitech Options+ permet de mettre à jour le firmware ! ». Oui. Et alors ? Une mise à jour de firmware, ça se fait une fois tous les 5 ans, pas tous les mois. Et si Logitech pousse une MAJ merdique (ce qui arrive souvent), vous êtes bon pour racheter une souris. Avec OpenLogi, vous gardez le contrôle. Vous mettez à jour quand VOUS voulez, pas quand Logitech décide que votre souris doit « optimiser votre expérience » en vous espionnant.

Ensuite, ils vont vous sortir l’argument : « Mais sans Options+, vous ne pourrez pas configurer votre souris ! ». Faux. OpenLogi fait exactement la même chose, mais en mieux. Vous voulez changer un bouton ? Vous le faites en 2 clics. Vous voulez ajuster le scroll ? Un curseur, et c’est bon. Pas besoin de naviguer dans 17 menus différents avec des animations Flash des années 2000.

Et puis, il y a le pire argument de tous : « Logitech Options+ est obligatoire pour que la souris fonctionne correctement ». C’est archi-faux. La souris fonctionne très bien sans leur logiciel. La preuve ? Centaines de milliers d’utilisateurs sous Linux qui s’en passent depuis des années. Le seul truc que vous ratez, c’est la possibilité de cliquer sur un bouton pour qu’il envoie un e-mail. Mais franchement, quelle est la probabilité que vous ayez besoin de ça en 2024 ?

Alors oui, certains « experts » vont râler. Parce que ça les arrange. Parce que Logitech leur donne des licences gratuites ou des partenariats. Parce qu’ils n’ont jamais eu à désintoxiquer un PC de 40 logiciels inutiles après une MAJ Windows. Mais moi, je l’ai fait. Des dizaines de fois. Et à chaque fois, je me suis demandé pourquoi personne n’avait encore écrit un outil comme OpenLogi.

Comment contribuir à OpenLogi (même sans être un dev)

OpenLogi, c’est un projet open source. Ça veut dire que si vous voulez l’améliorer, vous pouvez. Mais même si vous ne savez pas coder, il y a des façons de participer :

  • Testez-le et remontez les bugs sur GitHub. Une souris qui ne répond plus ? Une fonction qui ne marche pas ? Dites-le.
  • Traduisez l’interface si vous parlez une langue autre que l’anglais. Les développeurs manquent souvent de temps pour ça.
  • Faites un don au développeur pour l’encourager. Un café virtuel, c’est déjà ça.
  • Parlez-en autour de vous. Plus il y a d’utilisateurs, plus le projet devient solide.

Moi, je l’ai déjà fait. J’ai écrit un ticket sur GitHub pour demander le support de la G502. AprilNEA l’a ajouté en 48h. Parce que quand un utilisateur lambda lui dit « ça marche ou ça marche pas », il écoute. Contrairement à certaines grosses boîtes qui préfèrent vous envoyer des pop-ups pour vous proposer des extensions Chrome douteuses.

Et puis, bon. Si vous aimez vraiment votre souris Logitech mais que vous en avez marre du bloatware, OpenLogi est là pour vous. Pas besoin d’être un geek pour l’utiliser. Juste besoin d’avoir 2 minutes de patience pour télécharger et lancer le logiciel. Le reste, c’est du bonus.

Conclusion (ou plutôt : ce que vous devez retenir)

Si vous avez une souris Logitech, fuyez Logitech Options+ comme la peste. Ce logiciel est une insulte à l’informatique. Une usine à gaz, un espion, un vrai cauchemar. OpenLogi, c’est l’antidote. Léger, propre, respectueux de votre vie privée, et surtout fonctionnel.

Alors oui, ce n’est pas parfait. Mais c’est déjà cent fois mieux que ce que Logitech nous impose. Et si vous voulez un conseil de vieux technicien : arrêtez de nourrir le monstre. Passez à OpenLogi. Votre PC, votre vie privée, et même votre souris, vous remercieront.

Et si jamais vous croyez encore que Logitech Options+ est indispensable… allez voir un client en pleine crise de rage devant son PC qui surchauffe à cause d’un daemon fantôme. Là, vous comprendrez.

Pour aller plus loin : la source qui m’a mis la puce à l’oreille

Si vous voulez en savoir plus sur OpenLogi et voir ce que vaut vraiment cette alternative, je vous conseille de lire l’article original de Korben :

OpenLogi – Votre souris Logitech sans le bloatware d’Options+

Vous y trouverez des captures d’écran, des comparatifs, et surtout la même rage que la mienne face à ce bloatware indigne. Parce que oui, quand même. On a dépassé le stade de la simple mauvaise idée. Logitech a fait de ses périphériques des trojans logiciels. Et ça, c’est inacceptable.

Source : article original

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